#LemieuxNoletSyndics #RadioCanada

Achat en ligne : gare aux conditions en petits caractères

Une jeune femme de Sherbrooke a eu une bien mauvaise surprise en magasinant en ligne. Emie Lefebvre croyait uniquement faire une simulation d’achat pour connaître le prix d’une crème qu’elle souhaitait acheter. Elle a toutefois reçu une facture…. et la crème en question.

Ce n’est pas la première fois qu’Emie effectue des achats en ligne. Elle demande toujours un aperçu de la facture pour connaître le montant total, après les frais de livraison.

« Je me cherchais un produit dont tout le monde parlait sur Internet alors je le voulais. J’ai fait une simulation pour voir comment ça allait me coûter. J’ai vu que la petite crème coûtait 50 $. Sur un autre site, j’ai vu que la même crème coûtait 20 $ environ. J’ai donc refusé de prendre celle à 50, j’ai pris celle à 20 $. »

Important de lire toutes les conditions lors des achats en ligne Photo : Radio-Canada

Emie n’a pas donné son numéro de carte de crédit puisqu’elle n’était pas intéressée par le produit finalement. Elle ne pensait jamais recevoir la fameuse crème quelques semaines plus tard, accompagnée de lettres et de courriels lui demandant de verser un montant supplémentaire pour les frais de retard du paiement.

« Je reçois le troisième avis et ça me dit que j’étais censée lire les conditions et les termes, que personne ne lit d’ailleurs. Si je les avais lus, ça me disait qu’ils me l’envoyaient directement et je devais payer les frais », explique Emie, qui a, par la suite, appris que ce site avait fait l’objet de plusieurs mauvais commentaires.

Règles strictes

Les contrats passés par Internet font l’objet d’un encadrement spécifique dans la Loi sur la protection du consommateur.

« Il y a l’obligation pour le commerçant de faire une offre claire au consommateur et de lui donner l’occasion, avant de peser sur « j’accepte », de passer en revue toutes les conditions précises de l’offre, dont les frais de livraison, de transport et le prix bien entendu », explique Charles Tanguay, porte-parole de l’Office de la protection du consommateur.

Si cette divulgation n’est pas faite clairement, ça ouvre la porte à un droit d’annulation pour le consommateur. Ce dernier peut alors retourner le produit avec une lettre qui exige l’annulation du contrat.

Même si M. Tanguay juge l’encadrement suffisant et sérieux pour le commerce en ligne, il invite les gens à la prudence.

« Ça ne veut pas dire qu’on puisse faire affaire avec n’importe qui. Avant de donner son numéro de carte de crédit à une entreprise, il faut faire des recherches. Qui est-elle? Est-elle sérieuse? Parce que ça peut être une entreprise à l’autre bout de la planète. On a des droits, mais ça peut être plus difficile de les exercer quand l’entreprise est loin de chez nous et peu respectueuse des droits des consommateurs », indique-t-il.

 

SOURCE : RADIO-CANADA

Articles similaires

Laisser une réponse